Signez la pétition!

La Pétition

Pour la vérité, la transparence et le respect des lois dans l’affaire François Pérol

Monsieur François Pérol a quitté son poste de Secrétaire général-adjoint de l’Elysée pour prendre la tête du nouvel établissement issu de la fusion des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne.

Les signataires de cette pétition ne demandent rien d’autre que la satisfaction de trois exigences fondamentales : la vérité aux Françaises et aux Français, la transparence des procédures de l’Etat, le respect des lois et des principes de la République.

Le Président Nicolas Sarkozy a déclaré, mardi 24 février, que « la Commission de déontologie a eu l’occasion de donner son point de vue ». Cette affirmation est fausse.

Nous demandons au Président de la République qu’il reconnaisse, à tout le moins, qu’il n’a pas dit la vérité.

Nous demandons que la Commission de déontologie soit saisie et rende son avis, conformément aux lois en vigueur.

Le Président de la République a déclaré que dans cette affaire, « de problème, il n’y en a pas ». Puisque l’absence de conflit d’intérêts est si manifeste, satisfaire à l’exigence de transparence ne devrait poser aucune difficulté.

Nous demandons au Président de la République qu’il réponde publiquement aux trois questions suivantes :
Dans le cadre des fonctions qu’il a effectivement exercées à l’Elysée, Monsieur Pérol a-t-il, oui ou non, surveillé de près les Banques Populaires et des Caisses d’Epargne dans la crise financière ?
A-t-il, oui ou non, directement participé à l’élaboration des décisions qui ont conduit à l’octroi par l’Etat de plusieurs milliards d’Euros à ces deux établissements ?
A-t-il, oui ou non, directement participé à l’élaboration du projet de fusion ?

La crise actuelle est aussi une crise morale. La République ne saurait s’accommoder ni du népotisme, ni du mensonge. Les signataires de cet appel citoyen attendent du Chef de l’Etat qu’il soit exemplaire, dans sa parole comme dans ses actes.

SIGNEZ CETTE PETITION !

  1. Bonjour,

    Je souhaite vous faire quelques commentaires :

    1- il y a un problème de déontologie c’est vrai tout autant que lorsque Bruno Mettling a été nommé à la CNCE en venant de Bercy, pour ne prendre que cet exemple. La commission avait donné son accord, la justice a pourtant donné raison aux syndicats qui avaient attaqué pour “pantouflage”. Donc OK sur une partie de votre démarche.

    2- mais derrière l’affaire Pérol, il y a un problème de fond, celui du rôle de l’Etat vis à vis du secteur bancaire. Quelles contreparties aux aides accordées ?
    De ce point de vue, je ne partage pas l’affirmation de la pétition selon laquelle : “Les signataires de cet appel citoyen ne mettent (pas) en cause … la pertinence du projet de fusion”.

    Pour ma part je m’interroge sur la pertinence des conditions de maintien de Natixis dans le groupe. Quelques éléments :

    - En 2006, l’Etat avait reçu, par l’intermédiaire de la Caisse des Dépôts, 7 milliards de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne du fait de l’apport d’IXIS à NaTixis. Ne doit-on pas faire le bilan de cette opération ?

    - Les difficultés du groupe Banque Populaire et du Groupe Caisse d’Epargne viennent en partie des difficultés du groupe Natixis (dont sa BFI) qui pompent dans les résultats des activités de banque classique des deux groupes.
    Pourquoi ne pas s’interroger sur cette question au regard de la crise financière ?
    Pourquoi ne pas s’interroger sur le retour dans le pôle financier public de tout ou partie des activités de Natixis ?

    - Comment le nouveau groupe restera t-il ancré sur les valeurs coopératives qui sont les siennes et qui auraient besoin d’être renforcées plutôt que diluées dans la course à la rentabilité financière qu’exigent les activités sur les marchés ?

    - Est ce que la course à la taille (ce serait le deuxième groupe bancaire français !) est la réponse aux difficultés du secteur bancaire ? En quoi cela répond-il aux besoins de financement de l’économie réelle ? (voir le point de vue du Président du Crédit Coopératif dans le Monde daté du 25 février 09).

    Ne pas se poser ces questions c’est prendre le risque de nouvelles difficultés pour le nouveau groupe créé (avec ou sans Perol !) sur lequel pèseront notamment les choix stratégiques de sa filiale Natixis. Et ces risques pèseront sur les salariés et les guichets de ces deux groupes … certainement pas la meilleure manière de développer un secteur bancaire au service des besoins des particuliers, professionnels, artisans, commerçants et PME clients de ces réseaux bancaires …

    Jean Claude Branchereau
    syndicaliste -secteur bancaire

  2. Bonjour,
    Je suis favorable a votre pétition cependant il manque un point essentiel a mes yeux. Nicolas Sarkozy a laissé clairement entendre qu’il se situait dans le cadre du contrôle de l’Etat. Sous sa forme habituelle ironique disant que c’etait un comble que maintenant on s’oppose a la nomination d’une représentant de l’Etat dans une structure qui a reçu de l’argent publique.
    Le problème c’est que Mr Perol est nommé a titre personnel et pas comme représentant de l’État. Il n’a pas de mission de l’État, tout au plus pourrait on polémiquer sur le fait qu’il a une mission de Nicolas Sarkozy.
    Cet élément est très important parce que sinon, l’idée général va être, “pourquoi pas, certes les procédures ne sont pas respectés mais il est bon que l’État dirige la banque…” Et cette affaire sera oubliée.

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